La Centrale




La Centrale et la Région du Centre

Comme son nom l’indique, l’Association Royale des étudiants du Centre – plus communément appelée « La Centrale » - regroupe les étudiants Louvaniste de la Région du Centre. La région fut appelée de la sorte car elle se situe au Centre de la province du Hainaut. De plus, la Haine, étymologiquement à la base de l’appellation de la province hennuyère y trouve sa source, dans la commune d’Anderlues.
Il est vrai cependant que ce nom de région n’est en rien officiel. Il date de l’époque des charbonnages où l’on dénommait les régions par bassins houillers. La Louvière et sa région ne sont situées ni dans le bassin du Borinage, ni dans celui du pays de Charleroi, l’attribution d’un qualificatif particulier se justifia alors pleinement. Les entités qu’elle couvre sont, dans l’ordre alphabétique : Anderlues; Binche ; Braine-le-Comte ; Chapelle-Lez-Herlaimont ; Ecaussines ; Estinnes ; La Louvière ; Le Roeulx ; Manage ; Merbes-le-Château (à cheval entre le Centre et la Thudinie) ; Morlanwelz ; Seneffe ; Soignies.

La région s’étend sur 639km² et est bordée : au nord, par le Brabant Wallon et Nivelles, au sud, par la frontière française et la Thudinie (région de Thuin), à l’Est, par le Pays de Charleroi et à l’Ouest, par la région de Mons et du Borinage.

Déployée autour de La Louvière, la Communauté Urbaine du Centre représente 12 communes assises sur trois arrondissements administratifs (Soignies, Charleroi, Thuin) et deux arrondissements judiciaires (Mons et Charleroi). En effet, la région du centre ne constitue pas une entité politique ni administrative mais bien une région socio-économique et culturelle dont la circonscription varie selon les groupements, mouvements et organismes qui s’y intéressent.

La richesse du Centre émane essentiellement de son sous-sol, dont on exploita jadis de nombreuses veines de charbon. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que les charbonnages du Centre furent parmi les derniers à être fermés : on y trouvait des veines d’une épaisseur allant jusqu’à un mètre de charbon. Vers le nord de la région, le charbon a laissé sa place à d’autres roches telles que le calcaire (que l’on nomme abusément le ”petit granite”) ainsi que le grès. Dès lors, les entités de Soignies et d’Ecaussines possèdent plusieurs carrières toujours en activités aujourd’hui. Ces communes sont réputées pour la qualité de leur pierre bleue.

Aperçu du Folklore du Centre

La région du Centre est avant tout connue pour ses nombreux carnavals. Néanmoins, étant donné leur nombre et diversités foisonnants, nous nous concentrerons dans cette section sur le Laetare louviérois, car il est représenté par la Centrale sur le site de Louvain-la-Neuve.

Le Laetare tient ses origines vers les années 1860, c’est avant tout le rendez-vous du folklore et de la tradition, l’appel au soleil, au retour du printemps, l'espoir d'une bonne récolte. C’est également une aventure exceptionnelle d’intensité et d’émotion; un spectacle alliant merveilleusement couleurs, danse, rythme et musique pour y associer toute une population. A vivre au tempo des charmes d’une population des plus chaleureuses, communiant avec les acteurs de la fête et fière de son héritage de “faiseuse de printemps”!

Les 3 journées du carnaval louviérois se déroulent à la mi-Carême, il se prépare 8 semaines auparavant par trois sorties séparées de trois semaines, appelées soumonces. Le dimanche du carnaval débute dès 5 heures du matin sur l’air de l’ « Aubade Matinale ». Les Gilles - principaux acteurs du carnaval - se rassemblent les uns après les autres dans les différents quartiers avant de rejoindre le centre ville : c'est le "ramassage". Retrouvailles, champagne, contraste d'ombres et de lumières. Des premiers instants surprenants et d'intense émotion. C'est le début d'une longue, très longue journée. Vers midi, les différentes sociétés se rassemblent devant l'hôtel de ville : c'est le " rondeau " auquel participent également Paysans et groupes costumés. Coiffés de leur imposant chapeau de plumes, les Gilles offrent, pour la première fois, des oranges. Vers 21 heures : le feu d'artifice sur la place communale.

Le lundi : dès 10 heures, les Gilles animent le centre-ville. Le lundi matin est un moment privilégié des louvièrois. Ceux-ci viennent retrouver leurs parents et amis gilles et savourer ensemble le temps de l'apéritif. L'après-midi, dès 16 heures, composé de toutes les sociétés locales, le cortège démarre de la place Maugrétout (autrefois du Placard du Hocquet) avec à sa tête, les géants D'Jobri et D'Jobrette, symboles folkloriques de la villeet de son héritage minier. Suivent ensuite les sociétés de fantaisie, les Paysans et enfin les sociétés de gilles. Les gilles,, offrent au public des oranges par milliers.Tous les participants terminent ce cortège par un gigantesque rondeau sur la Place Mansart.

Mardi : La matinée est souvent le temps du repos et de l’apéritif confetti pour les plus courageux. Dès l’après-midi, la tradition se marie avec la fantaisie, le Gille côtoie le travesti. Une débauche de couleurs et d'originalité. Point d'orgue de cette journée : le brûlage des bosses ou plutôt les brûlages des bosses qui débutent vers 21 heures 45 devant les locaux de chaque société. Pour symboliser la mort du carnaval, un mannequin en costume de Gille et rembourré de paille est livré aux flammes. Un spectacle unique et étonnant. Le carnaval est un moment unique : il permet de rassembler la foule autour d’un même folklore et est avant tout un moment de partage et d’amitié. C’est pourquoi depuis 2012 La Centrale propose à tous les étudiants Louvanistes ainsi que les habitants de vibrer à leur tour autour des tambours, en débutant dès 5h du matin une évocation du Laetare, à la mi-février.

Pour davantage de précisions sur le folklore du Centre, nous vous invitons à vous rendre sur notre site web www.centrale-ucl.be où vous découvrirez les merveilles des communes du Centre, présentées une à une.

Le Blason

Avant de vous exposer un historique de la Centrale, une brève description de son blason semble opportune. En effet, la régionale tire son blason de celui de la ville de La Louvière dont l’histoire en éclaire les origines.

La Louvière ne commence son histoire en tant que telle qu’en 1869, moment où la commune de La Louvière est créée par le morcellement de la commune de Saint-Vaast. Au XIIème siècle, l’Abbaye d’Aulne (Thuin) fait acquisition de terres sur le territoire de Saint-Vaast et va y ériger une ferme (ferme de la Grande Louvière, de son nom actuel, même s’il ne reste plus à cet endroit qu’une petite chapelle). Le village habité était très petit et l’essentiel de son territoire était recouvert par des bois dans lesquels on trouvait alors des loups.

Des siècles plus tard, l’Abbaye d’Aulne autorisant l’extraction de charbon sur ses terres, une activité de charbonnage va se développer petit à petit jusqu’au XVIIIème siècle pour ensuite exploser engendrant dès lors des surplus de production à écouler et donc un développement d’un important réseau de communication (canaux, voies ferrées…). C’est ainsi qu’en un demi-siècle, le hameau de Saint-Vaast qu’était La Louvière va devenir plus important que le village qui est à son origine et va devoir, en 1869, devenir une commune à part entière. La Louvière doit donc son nom à cette ferme de l’Abbaye d’Aulne, ainsi que son blason.

En effet, le blason de La Louvière représente le blason de l’Abbaye d’Aulne, aux couleurs azur et argent avec 3 merlettes en chef complété d’une représentation de la Louve, symbole de La Louvière. Quant au blason de la Centrale, il correspond exactement à celui de la ville, en ajoutant « CENTRALE » sur la bande azure.

La Régionale

Les origines de la Régionale des Etudiants du Centre – la Centrale – remontent de par la tradition en 1897 à Leuven. Ce groupement a comme but de fédérer les étudiants universitaires issus de la région du Centre. On retrouve notre régionale sous la forme de La Louviéroise en 1902 et dernièrement en 1942 en tant que Centrale. En effet, Régionales et Provinciales connaissaient à cette époque de nombreuses périodes de scissions et réunifications, ce qui rend l’origine de la Centrale relativement floue.

Après avoir contacté de nombreuses personnes et recherché dans les archives de l’UCL, Guillaume KESSE a pu ramener à la surface certaines informations oubliées.Après la grande guerre 40-45, la Centrale était au sommet de sa renommée et rivalisait en importance avec les autres grandes régionales comme « La Luxembourgeoise », « La Carolo » et « La Boraine » pour la raison simple que tous les étudiants originaires tant de la région de Binche que de la région d’Ecaussinnes et même de Soignies la rejoignaient à leur arrivée en terre flamande.

L’année 1950-1951, alors présidée par Jacques KESSE, la Centrale acquit le titre de Royale. Cette année fut également bouleversée par une scission fomentée par quelques étudiants binchois sortant du Collège de Binche et de Bonne-Espérance qui créèrent « La Binchoise » qui n’existait plus depuis la grande guerre.

En 1968, le célèbre « Walen Buiten » provoquant le déménagement de l’UCL francophone dans la belle Louvain-la-Neuve en 1972, marqua une période de transition difficile pour la Centrale qui disparut, pour des raisons inconnues, contrairement à une bonne partie des régionales.

Les années ’80 furent marqués par un mouvement de reprise en force de l’influence des régionales par rapport aux Cercles qui étaient, par leur appartenance aux facultés universitaires, déjà intégrés dans le nouveau projet immobilier de la ville universitaire.

C’est lors de l’année académique 1984-1985 que Claude SECONDE et Philippe BOSMAN se sont mis en tête de refonder la Centrale. Lors d’une réunion de la Fédération des Régionales, le 14 février 1985 précisément, ces deux Centraliens furent reçus chaleureusement pour présenter leur projet. Cependant nos voisins du « sud » n’ont pu cacher qu’ils voyaient d’un très mauvais œil la nouvelle initiative. En effet, ils perdaient ainsi des membres « égarés » mais surtout, ils voyaient renaître notre folklore sur le site et perdaient la mainmise sur le folklore de notre région.

D’ailleurs, dès le lendemain, les statuts déposés, Pierre BURION et Marylin DUCOEUR quittaient la Binchoise pour former le nouveau noyau de base de la régionale. Quelques semaines plus tard, lors d’une soirée organisée par les régionales, le drapeau avait repris sa place au milieu des autres, la Centrale était de retour !

C’est en 1991 qu’a eu lieu le premier baptême Centrale depuis la refondation sur le site de Louvain-la-Neuve.

Le 31 août 2000, la Centrale prend la forme d’une asbl et devient officiellement l’Association Royale des Etudiants de la Région du Centre et son siège social est fixé Rue des Bruyères 1/212-221 là où réside la magnifique fresque centralienne depuis des années.

En 2008, la Centrale a perdu son quartier général situé dans le quartier des Bruyères comme ce fut déjà le cas dans les années 90 et a repris position dans le quartier de l’Hocaille, Rue des Blancs Chevaux, 8/001-009.

Enfin, en l’année 2013-2014, la Centrale déménage de nouveau pour emménager dans un kot beaucoup plus grand et adapté aux activités d’une régionale, à la ruelle Saint-Eloi, 8/101-111 où le nouveau siège social est établi depuis 2013. Nous serions d’ailleurs heureux de vous y accueillir, pour répondre à toutes question ou simplement ou vous faire goûter à la convivialité du Centre !

Depuis lors, la Centrale, la plus familiale des régionales, regroupe une cinquantaine de membres actifs et plusieurs dizaines de sympathisants qui organisent une série d'activités toutes destinées à mettre en avant le folklore, le patrimoine, la bonne humeur qui caractérisent ces hennuyers centraliens. Grâce à eux, les villes de La Louvière, Soignies, Braine-le-Comte, Ecaussinnes, Morlanwelz, ... peuvent imprégner la jeune cité néo-louvaniste de leur esprit.

Récemment, la Centrale est arrivée à son apogée car a été reconnue comme étant la meilleure régionale par un comité de représentation de l’UCL pour l’année académique 2011-
2012 !

N’hésitez pas à consulter notre site web où vous trouverez le détail de notre comité, notre Codex version 4.0 mis à jour par Loris Resinelli ainsi que l’agenda de nos activités.