La Lux



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Fondée en 1880, la LUX à pour but de rassembler les étudiants venants de la province du Luxembourg et de promouvoir son folklore et sa culture sur le site de Louvain-la-Neuve. 

Pour ce faire, de multiples activités sont organisées durant toute l'année académique. Elles comprennent notamment la Semaine Culturelle, la semaine de la Bière Luxembourgeoise (organisée une fois par quadrimestre) ou encore la Chasse à la Hure.

De plus la LUX vous accueille tous les lundis et jeudis dans la salle de l'Amicale située au 65, Rue des Wallons. 

Stemus Simul


Historique complet

LA NAISSANCE D’UNE GRANDE DAME

C’était en 1879, en un moment où l’éclat toujours plus brillant, que projetait autour d’elle l’Université Catholique de Louvain, attirait en masse vers l’ancienne capitale du Brabant les étudiants du monde entier.

Le Luxembourg ne pouvait résister à ce courant ; et, à cette époque, nombreux déjà étaient les jeunes gens de notre province qui, désireux de recevoir une solide formation scientifique, accouraient vers notre glorieuse Alma Mater.

Devant cette affluence d’étudiants luxembourgeois, la nécessité se fit sentir de créer, loin de la petite patrie, une société qui, chaque semaine, permit aux marcassins de venir, durant quelques heures, discuter entre eux.

A Alphonse Henrotte et à Adelin Fermine qui, les pre¬miers, comprirent tout ce qu’une telle association pouvait produire de beau et de grand, notre plus profonde grati¬tude !

A eux aussi notre admiration pour l’esprit de décision étonnant qui les caractérisait et grâce auquel, sans hésiter de longues semaines, ils parvenaient à provoquer une pre¬mière réunion dès les premiers jours de l’année acadé¬mique 1879-1880.

C’est, en effet, le 17 novembre 1879 que, pour la pre¬mière fois, se groupait à la Maison des Etudiants, autour de M. le Sénateur Baron Orban de Xivry et de M. le pro¬fesseur Masoin, une poignée de jeunes Luxembourgeois qui formèrent ainsi le noyau de cette association puissante que la « Luxembourgeoise » était appelée à devenir un jour.

Alphonse Henrotte, le premier de nos glorieux présidents, aidé d’ailleurs dans sa tâche qu’il faut reconnaître bien lourde, par Alfred Orban de Xivry et Adelin Fermine, sut manœuvrer avec tant d’habileté qu’il parvint, au bout de quelques mois, à grouper à ses côtés une trentaine de ses compatriotes, c’est-à-dire à peu près tous les marcassins étudiant à Louvain à cette époque.

La Société Luxembourgeoise « est fondée dans le but d’offrir aux étudiants de la province de Luxembourg l’occasion de se connaître, de consolider l’union entre eux et de se rendre dans l’avenir de mutuels services. Pour atteindre ce but, deux conditions sont nécessaires : l’une que chacun se dévoue un peu dans l’intérêt de tous ; l’autre que tous apportent dans les réunions une amicale bienveillance ».

Tel fut le souhait exprimé dans les premiers statuts de notre amicale le 3 mars 1880, par Alphonse Henrotte, Adelin Fermine, Alfred Orban de Xivry, Camille de Briey, Jean Jadot, Jos Jeanty et Henry Piette, bande de joyeux universitaires tous issus de notre belle province.

Notre Société avait grandi et prospéré ; elle était en mesure de s’offrir un emblème ; c’est en l’année académique 1891-1892 qu’eut lieu l’inauguration de ce premier drapeau de la « Luxembourgeoise ». Un drapeau et une devise encore bien présente 125 ans plus tard «Stemus Simul ». Il ne manque que l’hymne à la gloire de notre province. Le choix se porte alors sur le «O Luxembourg, O terre maternelle » du célèbre historien Godefroid Kurth.

Comme rien n’est parfait en ce bas monde, la Lux connut des tensions internes lors de la dernière décennie du 19ème siècle. Une régionale «l’Ardennaise» forte de 21 membres fit son apparition. La querelle fut apaisée grâce aux efforts combinés du professeur Masoin, premier président d’honneur de la régionale, et de l’Avenir du Luxembourg.

Dès ce moment, la Lux se ressaisit, travaille et prospère, au point de pouvoir célébrer dans la magnificence la plus grande, son vingtième anniversaire en 1900 et son vingt-cinquième en 1905.

La Luxembourgeoise était membre, comme d’autres provinciales ou régionales (la gilde de Flandre Occidentale (1883), la gilde du Brabant Wallon (1885), la Hennuyère (1886)...) d’une plus grande association : la Société Générale des Etudiants, créée en 1878 sous le patronage de monseigneur Namèche, Recteur de l’Université de 1872 à 1881.

Flamands et Wallons cohabitaient au sein de la «Générale », mais notre pays est tel que des tensions communautaires ne mirent pas longtemps à apparaître. Après moult conflits, une réorganisation de la Générale s’imposa en 1902. La Générale fut dès alors scindée en deux branches autonomes : «la Fédération Wallonne» et «Het Vlaams Verbond ». Cette formule tint exactement six ans, la Fédé et Het Verbond souhaitant être totalement indépendant l’un vis-à-vis de l’autre. Het Verbond, organisé et discipliné, devint vite un groupe de pression efficace. La Fédé, plus axée sur les activités récréatives, se contenta de réclamer le maintien des droits acquis précédemment.

C’est dans ce climat pour le moins houleux que les Luxembourgeois choisirent la Hure, animal féroce et velu, pour emblème en 1908. Hure qui, devait dominer tous nos cortèges, être de toutes les fêtes et demeurer à jamais l’insigne de la Lux. Afin de célébrer sa gloire, on fit appel au talent de poète et à la plume fervente de Constant Gribomont pour composer une ode. Elle est depuis sans cesse répétée dans le silence respectueux de nos assemblées.

« ..Etudiants, bourgeois, c’est la Hure,
Sachez que son poids est très lourd,
Sachez que sa tête est très dure,
C’est l’emblème du Luxembourg… »
(la version complète de l’Ode à la Hure se trouve à la fin de cet ouvrage)

Ce début de siècle marque aussi le retour des rites d’intronisation des bleus : les baptêmes. On en peut pourtant pas parler de nouveautés puisque trois siècles auparavant l’université prit des mesures contre les étudiants de seconde année qui exigeaient des « béjaunes » de l’argent, de la bière ainsi que des hommages. Ces mesures pouvaient aller de l’emprisonnement aux châtiments corporels voire même au renvoi de l’université !

Et puisque nous en sommes à parler de baptême, nar¬rons en quelques mots ce jour inoubliable pour les jeu¬nes marcassins qui témoignent encore d’une docilité de collégiens. Le cœur battant au fond du pantalon, ils viennent se ranger face au bureau sur une invitation plutôt énergique du Président qui fait tournoyer son stock de jouissance et qui, après avoir ordonné, les rites tra¬ditionnels de l’hymne « ô Luxembourg » et de l’appel des morts, les condamnent à rester assis, nouveaux Tantales, devant les pintes vides.
La séance s’ouvre naturellement par le discours du trône du « rident », qui, en bon politicien, expose le programme de sa magistrature.
Mais n’oublions pas que c’est le jour des bleus par excellence et que c’est sur eux que les yeux des vieux « poils », sont rivés; c’est au camarade ancien, Fernand Boeuer, que revient l’honneur de catéchiser toutes ces faces blêmes, semblables à des bigotes écoutant un ser¬mon sur l’enfer.
En bref, le sermon aux catéchumènes pourrait se résu¬mer en un commandement que le prédicateur a toujours su mettre en pratique:

« Un bon étudiant tu seras,
Si tu peux bloquer et pinter.»

Puis soudain, les ténèbres se font courtes, mais tra¬giques. Au loin, une pâle lueur apparaît donnant aux ombres des pontifes des proportions fantastiques ; et rompant tout à coup le silence solennel, le chant du Re¬quiem entonné par le ,camarade Hector, grand pontife, rend la scène encore plus tragique; on se croirait à la vallée de Josaphat. Le camarade Edouard Gribomont, coiffé de son « apex pontificis » et prenant sa voix d’outre-tombe, commence les guindailles prébaptismales dans lesquelles il rappelle aux bleus le souvenir de cer¬taines « gloires » luxembourgeoises qui, durant leur sé¬jour à Louvain, se sont toujours montrés de parfaits students.
Pendant les oraisons préparatoires, le camarade Hector prend un malin plaisir à considérer ses instruments et ses préparations chimiques aux proportions plutôt dou¬teuses et avant de passer au moment solennel, il tient à chanter dans une ode, les mérites de celle qui fut toujours son unique amour... du moins, jusqu’alors, sa chope.
Maintenant, l’heure est grave: un à un, les bleus s’avancent devant le troisième larron; le camarade Fegereisen, drapé pour la circonstance, dans sa toge qui augmente encore son embonpoint.
Pour donner aux bleus le temps de digérer leur amal¬game, le collège pontifical décide de revigorer quelques vieilles barbes du fond, qui reçoivent la confirmation en partageant le repas de la bleusaille.
Un dernier acte, le plus important, va faire de nos bleus, des fils de la Hure; c’est dans un silence reli¬gieux, qu’ils prêtent serment sur la vieille relique qu’ils entendent chantée dans l’ode à la Hure récitée par le camarade grand pontife.
Sans tarder, on passe à l’élection extraordinaire du porte-Hure, titre que seul peut porter le roi des bleus. C’est le camarade Gérard qui se voit attribuer cet hon¬neur.
Enfin, arrive le bienheureux temps qui permet aux membres de l’honorable Société de se déshydrater à leur aise avant de rependre la série des cantiques de choix, sous la direction du camarade Hector, à la voix harmo¬nieuse,
Et c’est ainsi, au milieu des chants, des cris, des brail¬lements de bitu, que les bleus ont fait, cette année, leur entrée au sein de la Société où, nous l’espérons, ils sauront toujours tenir leur place et se montrer dignes du titre de « Luxembourgeois ».

Grâce a des structures bien établies et un comité, dirigé par Frédéric Nothomb, la Société Luxembourgeoise fêta dignement son trentième anniversaire.

Jean Gribomont qui, le 23 mai 1914, était élu Président, ne pensait pas, qu’au lieu de présider à des fêtes qu’il se proposait magnifiques pour le trente-cinquième, il allait être condamné, lui et tous ses copains, à assister au plus effroyable égorgement qu’on puisse imaginer et à vivre le drame le plus affreux qui jamais se déroula dans des pays civilisés.

Nombreux furent les camarades à tomber lors du conflit, mais ils ne seront jamais oubliés car en vertu de l’article 39 des anciens statuts : « Par hommage pour l’héroïsme de nos morts et pour que leur mémoire reste vivace dans l’âme des Luxembourgeois, à chaque séance, le Secrétaire fera l’appel nominal des héros. Le plus ancien membre de la Société répond, à cet appel d’Honneur par : « Mort pour la Patrie »

L’ENTRE-DEUX GUERRES

L'heure de la victoire, l'heure du retour. Louvain renaît. Le 15 février, trente membres se réunissent à nouveau: beaucoup d'entre eux s'honorent de porter leur glorieux uniforme des années de tourmentes. Ils élirent, à l’unanimité, le lieutenant de Génie Albert Béringer comme président. D’autres anciens combattants de l’Yser tels que Théophile Liégeois ou Armand Koenig devinrent à leur tour président de la Société Royale Luxembourgeoise. Ils avaient rapporté des tranchées, maturité, solidité, foi et ferveur qu'ils communiquaient à leur troupe. Une nouvelle Hure fut également baptisée le 24 mai de cette victorieuse année et un nouveau drapeau marqua le quarantième anniversaire de l’association.

Les années de guerre apportèrent de multiples changements au sein de la communauté universitaire. Un grand nombre de garçons dépassant la moyenne d’âge des étudiants, dont certains étaient des anciens combattants, vinrent rejoindre les étudiants « classiques » de Louvain. Habitués aux bagarres en tout genre, le problème flamands-wallons leur fournit de nombreuses occasions d’exercer leur talent. Le gourdin devint, dès lors, l’accessoire indispensable à la tenue de guindaille de beaucoup d’étudiants.

C’est dans ces années d’après-guerre, que l'on vit apparaître les « kots ». En effet, la population estudiantine ne cessant de croître, les pédagogies, à stricte discipline, ne purent contenir tout ce nouvel arrivage. Ces années virent également les étudiants changer leur chapeau melon contre une toque pour les Wallons, et une « flat » pour les Flamands.

La crise des années 1929 et suivantes vinrent perturber la vie universitaire : un nombre croissant de jeunes gens d’origine modeste arrivèrent sur les bancs de l’Université, les guindailleurs devinrent plus rares et firent place à des étudiants consciencieux, désignés par le terme « manche à balai » (nommé ainsi car le manche à balai ne brosse pas !), les « navetteurs » devinrent également plus nombreux. Et pour finir, l’admission des femmes au sein de l’Université contribua aussi à l’évolution des mentalités.

Même si Louvain évoluait, elle n’en resta pas moins une ville universitaire avec tout le folklore estudiantin qui l’accompagne : cortèges, farces, revues… Ce qui aide à comprendre la définition que donnait en 1928 le "catéchisme du bleu" publié par "l'Avant garde": "Qu'est-ce que Louvain? Louvain est une vaste université dans la cour de laquelle nous avons permis à quelques bourgeois de bâtir leur maison, pour nous servir et nous égayer". Louvain demeura la cour de récréation d’élèves de plus de dix-huit ans. Ces grands enfants, d’ailleurs, fêtèrent le cinquantième anniversaire de leur régionale de façon mémorable, grâce, notamment, au budget colossal, pour l’époque de 50.000 francs. A cette occasion le Roi Albert Ier attribua le titre de « Royale » à notre société, qui s’appela désormais : « La Société Royale Luxembourgeoise ».

Les dix années qui suivirent furent prospères malgré le climat politique difficile. Cette décennie va fournir à la Lux une série d’anciens, motivés et fiers de leur régionale. De leurs esprits, naîtra quelques années plus tard « l’Association des Anciens de la Lux ».

La Lux établit son quartier général « Chez Sylvain » ainsi qu’au « Vieux lyrique » devenu ultérieurement « la Fourmi ». En 1935, notre régionale s’installe au « Century », avenue des alliés. C’était le temps des réunions du samedi auxquelles les autres associations attribuaient le succès de notre amicale, explication partiellement vraie mais quelque peu simpliste. Notre régionale n’aurait certainement pas survécu tant d’années sans une forte motivation de ses membres. Ces jours heureux ne durent cependant pas durer. En effet, une partie des membres de la Lux, adeptes des retours en famille le week-end, réclamèrent qu’une réunion sur deux se déroule en semaine sous peine de ne plus payer leur cotisation. Et il en fut ainsi. Résultat, les étudiants restant le week-end se dirigèrent vers les cinémas l’après-midi et vers le dancing d’Heverlee la soirée. Ainsi, une page fut tournée dans les traditions de la régionale, sans que l’esprit de camaraderie des enfants du Luxembourg ne soit altéré.

La guerre à nouveau déferlait sur notre pays. La Lux, ébranlée, allait elle aussi payer un lourd tribut. A la liste des "morts pour la Patrie", une vingtaine de nouveaux noms s'ajoutèrent après le conflit.

Grâce à Albert Jadot et à son comité, les activités continuèrent parfois clandestinement, pendant la seconde Guerre Mondiale. Voici ce qu’Albert Jadot fit afin que les Lux puissent se réunir, et ce, en courant personnellement des risques de représailles par les Allemands :

« Mais se posait le problème de la tenue des réunions. Les Allemands avaient soumis toutes les réunions à l’autorisation préalable et exigeaient pour celles-ci la liste nominative des participants et la remise du texte intégrale de ce qui y serait dit. Tous les présidents de provinciales estimaient ces conditions inacceptables et renonçaient à tenir des réunions.

Personnellement (Albert Jadot), j’ai décidé de courir le risque de tenir ces réunions sans autorisation, mais pour éviter toute panique en cas de difficultés et pour couvrir les participants, je déclarais à tout le monde y compris le vice-président, avoir obtenu l’autorisation sans me soumettre aux exigences allemandes.

C’est donc plein de confiance et sous les regards envieux des autres étudiants que les Lux se réunirent en novembre dans une salle à l’étage d’un café au marché aux poissons. Au milieu de la réunion, le patron du café, affolé, fit irruption dans la salle, annonçant que la Polizei était en bas. Je rassurai tout le monde en affirmant que j’avais la permission et je descends, accompagné d’un membre qui connaissait l’allemand. J’affirmai froidement aux gendarmes que la réunion était autorisée par la « Kommandantur ». Ils me demandèrent mes nom et adresse et le nom de la société : « Société Royale Luxembourgeoise » dis-je. La réaction fut immédiate et brutale : « Luxembourg, cela n’existe plus ». En effet, le Grand-Duché avait été annexé à l’Allemagne. Je fis remarquer qu’il s’agissait de la Société « Royale » Luxembourgeoise, donc du Luxembourg, province belge : ils prirent note et nous laissèrent poursuivre notre réunion en paix. »
A cette époque, le lieu de rassemblement était le « Zingende Molens », prononcé de façon francophone ce la donnait le « Saint Jean de Molan », prononciation elle-même transformée en abréviation, à savoir, le « Zing », pour devenir finalement le « Zinc ». La Hure accrochée au mur, veillait sur les réunions de ses enfants.

La résistance s’organisa à Louvain et il n’était pas rare que les Allemands fassent des descentes dans les auditoires. Bon nombre de Luxembourgeois quittèrent Louvain pour aller dans les maquis au fond de nos forêts. Louvain dut à nouveau subir les bombardements de l’ennemi et fut défigurée en 1944. 1945, la libération !


LA PROVINCE ENFIN LIBEREE !

Un nouveau souffle, un nouvel esprit commençait à animer notre vieille Alma Mater; la Lux se sentait mûre et prête à un nouvel élan: les 25 années qu'elle allait ensuite parcourir lui seraient particulièrement vivifiantes.

Louis Claisse, premier président d’après-guerre, et son comité insufflèrent un regain d’énergie à notre provinciale et de nouvelles structures firent leur apparition : la Lux culturelle et la Lux féminine, de même que l’Ordre des Compagnons de la Hure.

Le premier président de la Lux Culturelle, Richard Osvald, assisté de l’abbé Massaux et de Mademoiselle Mareschal, dut s’occuper : de l’organisation des séances, leur laissant le soin du choix du conférencier qui devait être, autant que possible luxembourgeois ». Les sujets les plus divers furent traités lors de ces conférences (art, économie, politique, société,..)

Pour ce qui concerne la Lux Féminine, elle avait comme but de faire participer les jeunes étudiantes luxembourgeoises à la vie active universitaire. Sa première présidente Andrée Mareschal, fut élue à l’unanimité le 14 mai 1946. Cette nouvelle dimension apporta un brin de fantaisie à notre régionale, grâce, notamment, aux soirées mixtes organisées avec soin par ces demoiselles.

C’est sous la présidence de Louis Adam, en 1947, que l’on créa l’Ordre des Compagnons de la Hure. Pour relater ces faits, nous faisons référence aux souvenirs de Monsieur Luc Mottet qui nous fit le plaisir de rédiger une lettre à ce propos lors des festivités organisées à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Ordre.

« L’Ordre des Compagnons de la Hure » a été fondé en 1947 sous la présidence de Louis Adam, président de 1947 à 1949.


A l’instar de l’Ordre de la petite Gayolle à la Carolo ou de l’Ordre du Coq Hardy à La Fédération Wallonne, la décoration récompensait les Lux les plus représentatifs de l’esprit de notre régionale. Parfois d’autres « dignitaires », présidents de régionales ou de cercles ou membres de la Fédé étaient également honorés. Dans les années 1950-1955, cette décoration comme l’écharpe aux couleurs du Luxembourg (dit « cache boutroulle ») du président ou du vice-président permettait de reconnaître les représentants de la Lux lors des manifestations. Elles étaient attribuées parcimonieusement par décision du comité à raison d’une à cinq par an. En général, elle était remise par le vice-président (dont les fonctions étaient celles du poste actuel de Grand-Maître) lors de la dernière réunion officielle de l’année. Le Vice-Président, en fait Grand-Maître de l’Ordre, muni de ses attributs (cape, toque, stock, cache boutroulle,..) épinglait la décoration, après avoir rappelé par des attendus motivés les mérites du décoré.

Il semblerait qu’au fil des ans suite à divers aléas : archives égarées, déménagement à Louvain-la-Neuve et probablement épuisement du stock de médailles, l’Ordre soit tombé en désuétude.

En 1984, le Président Jean-Charles Mottet et son frère François (dit « Cali », Grand-Maître), m’ont questionné sur l’Ordre et emprunté ma médaille. Grâce à l’aide financière des Anciens, un nouveau stocka été reconstitué .(…)


Stemus Simul
Saint-Hubert, le 28 mais 1997
Luc Mottet
Président d’Honneur des Anciens »

En 1952-53, la Lux fut menée de main de maître par Jacques Planchard. Cette année-là, des Carolos dérobèrent la Hure. Mais, les Lux en se laissèrent pas faire et volèrent à leur tour leur emblème, le châssis à molettes, qui rouilla bien vite misérablement pendant trois années dans un coin du « Zinc ».

Les deux années qui suivirent, la Lux fut présidée par Michel Valet. C’est à cette époque que l’on baptise une nouvelle hure ainsi qu’un nouveau drapeau, et que l’on fête d’une manière grandiose le 75ème anniversaire.

« Le samedi en avant soirée à l’Hôtel Floréal, se réunit le gratin des anciens et Lux : l’on mange, l’on boit, l’on baptise une nouvelle Hure, cadeau du comte de Limbourg Stirum. Puis l’on rejoint le Rattman où se déroule la revue avant la nuit propice à la roulade. Le dimanche, messe solennelle en l’Eglise Saint-Pierre, chantée par l’abbé Massaux, professeur à L’U.C.L., en présence de Mgrs le Recteur, le Vice-Recteur, des professeurs, des personnalités et de Mgr Picard qui passe en revue, à l’homélie, l’évolution de la Lux à travers ses 75 années et lui souhaite un avenir fructueux. Puis la cohorte de Lux de tous âges et les autorités gagnent la maison des étudiants où se déroule la séance académique, discours répondant au discours, diplôme de Vice-président d’honneur remis au Professeur Picard. Au Majestic, tous se réunirent pour le banquet officiel du 75ème, farci de toasts, de la lecture de télégrammes adressés au Pape Pie XII et au roi ; corsé de guindailles et de la lecture de la « Vache D’Offagne » »

En 1957, le président Claude Guiot donna l’idée de la construction d’une maison des Luxembourgeois à Louvain. Cette idée fit en effet son chemin... En annexe du moniteur belge du 30/07/1959 (ref.: N°3382, p. 1959) paraissaient les statuts de l'a.s.b.l. de la "Maison de la Société Royale Luxembourgeoise de l'Université de Louvain", en abrégé "Maison de la LUX à Louvain". En 1960, sous la présidence de Georges Duchêne, on fêta le 80ème anniversaire et l’on posa la première pierre de la maison de la Lux , en son sein, le parchemin inaugural, quelques pincées de terre d'Ardenne, de Gaume, de Famenne, la décoration des compagnons de la Hure et aussi quelques poils de cette honorable bête. Monseigneur Charue bénit cette pierre et célébra une messe pour les membres. Malheureusement, en 1961, le conseil d’administration de l’U.C.L. demanda une totale et entière révision du projet. Il en résultat un abandon du projet de la "maison de la LUX'' dans la cité universitaire. Ainsi, comme on l'a écrit "la première pierre contenant son parchemin fut la seule abandonnée en Ménapie".

Durant ces années agitées, la gente féminine eut des raisons de se réjouir : une médaille de Compagnons de la Hure fut pour la première fois accordée à une jeune fille : Marie-Claire Urbing, présidente de la Lux Féminine en 1959-1960. Un autre privilège fut accordé, à la même époque, à Marguerite Simon, première femme à pouvoir réciter l’ode à la Hure.

Autre événement de taille au début de ces années 60, la Lux se dote de nouveaux statuts et, par le biais de ceux-ci, crée un nouveau poste, celui de Grand-Maître (chargé des fonctions jadis dévolues au vice-président)

Au même titre que ces innovations, la « Course à la Hure », devenue plus tard la « Chasse à la Hure », eut lieu pour la première fois dans les rues et cafés de Louvain en 1962, sous la présidence de Pierre Dupont.

UN EXODE FORCE

Début des années septante, les régionales sont mortes sans espoir de revivre. On les range déjà dans le prestigieux passé de l’U.C.L., réduite à l’état larvaire d’archives. Seule une province défie encore le macchabée, la Lux existe toujours.

1974-1975, des années éprouvantes dans cette atmosphère de diaspora où les facultés wallonnes partagèrent leurs effectifs sur les trois sites; les unes en instance de départ, les autres dans le désordre et l'insécurité d'une fraîche installation. A l’époque, les activités pour les étudiants à Louvain-la-Neuve ne sont pas légions. 1 cinéma, 2 cafés, 2 ou 3 cercles, quelques kots à projets sont les seules possibilités de distractions pour les étudiants. C’est dans ce contexte qu’est né le pari fou de guindailler pendant 24 heures

En 1976, la Lux inaugure son nouveau local de réunion à la « Crêperie bretonne »

Dès leur arrivée sur le nouveau site, les luxembourgeois ne tardèrent pas à se faire remarquer : la radio libre de Louvain-la-Neuve a émit ses premières émissions au départ de l’appartement de la Lux : Radio-Lux, le 1er cortège de Saint-Nicolas à Wavre à été organisé par les lux, ils ont inauguré le 1er local d’une régionale sur le site, et ça a été la 1ère régionale à organiser la rentrée académique.

A l’initiative de Paul Weynants, 1er président de la lux à Louvain-la-Neuve, les lux soucieux de démontrer qu’ils étaient aptes à s’imposer en dehors des guindailles organisèrent, en 1978, la 1ère quinzaine luxembourgeoise. Celle-ci devait mettre en exergue notre patrimoine culturel et prouver à tous ceux qui en doutaient encore que notre belle province, loin d’être un territoire sans valeur au fond du pays, recèle une richesse incommensurable.

En 1978, François Eppe, un ancien de Leuven, devient président. La lux a pu s’imposer auprès des autorités académiques et obtenir son premier « cercle ». Le service des logements de l’U.C.L. a mis à la disposition de l’ASBL Lux un local de 91.2 m² au 20 rue des Bruyères. En tant que responsable des sports au sein du comité de François Eppe, Josy Henrion et quelques autres membres dévoués y construirent le 1er bar néo-louvaniste .

Les Lux sont là mais seuls. Inconsciemment, ils vont être un maillon essentiel du renouveau des régionales. En effet, leur local va devenir un haut lieu de rencontre d’étudiants de toutes autres régionales. Leur esprit spontané de folklore estudiantin va bien stimuler les pionniers des autres régionales. Certains Carolos, devenus membres du comité lux décident de créer leur propre régionale.

La « maison de la Lux » n’est plus à Leuven. Elle s’est dédoublée. Il y en a une au 17 de la rue des Bruyères à Louvain la Neuve composée de 10 chambres et une autre au n°5 avenue de l’Idéal à Bruxelles. En effet, grâce a l'initiative de la présidente Ginette Delhaize, la LUX naît à Louvain-en-Woluwé.

François Eppe a écrit à l’époque : « La Lux joue un rôle non négligeable, celui de défendre et de promouvoir les intérêts de notre province, en même temps qu’elle permet aux étudiants luxembourgeois de se retrouver et de nouer des liens indissolubles. Et la devise reste toujours gravée, pourrait-on dire, sur le socle de la hure : « Stemus Simul » ».

La situation matérielle des étudiants luxembourgeois à beaucoup changé avec le temps. La majeure partie de l’activité du comité de la Lux consiste à gérer un budget. Les comitards sont devenus des gestionnaires qui doivent veiller à la rentabilité de leur entreprise. Si, auparavant, les réunions de la lux se tenaient dans un café, aujourd’hui elles ont pour cadre un cercle, qui doit être tenu, entretenu, approvisionné, nettoyé, animé. Tout cela coûte cher, consomme énormément de temps et d’énergie. Mais, bien vite, la Lux devient le rendez-vous traditionnel et privilégie des provinciaux.

L’année du centenaire coïncida avec un nouveau déménagement, mais qui s’avérera définitif . L’U.C.L. met à la disposition de la Lux un local d’une surface de 156 m² au 65 rue des wallons. Le communautaire déménagea également pour venir s’établir également à la rue des Wallons au numéro 65. Il était composé de 12 chambres + 2 studios. Josy Henrion fut le 1er président à occuper ces locaux, 100 ans après la création de l'association. A l'époque, le bar se situait dans le fond du local à gauche et le président occupait le studio au premier étage.

Le communautaire de la Lux va vite se restreindre, en effet après quelques transformations, le deuxième étage du bâtiment va accueillir la fédé et les studios vont être transformés en chambres.

Pour fêter dignement les 100 ans de notre régionale, on créa un comité spécial pour préparer cet anniversaire. François Eppe sera président du comité spécial 100ème anniversaire.

Quel anniversaire et que de festivités couronnés par un nouveau drapeau offert par les anciens et par la parution d’un livre retraçant l’histoire de notre régionale. A cette occasion, de grands noms de notre province (Messieurs Planchard et Nothomb notamment) se retrouvèrent autour de Monseigneur Massaux pour fêter l’événement.

La même année, on vit également la naissance d’un organe officiel, toujours existant, la Luxure (qui s’écrit aujourd’hui Lux-Hure) qui, en 1984, se définissait comme tel :

« La Lux-Hure ne sera pas un journal sérieux, les slots en sont suffisamment encombrés. Vous ne trouverez pas dans ce numéro les commentaires du dernier moteur BMW.
La Lux-Hure sera le journal de votre cercle. Vous y trouverez un aperçu des activités qui vous seront proposées autant sur le site qu’en province. Les différents délégués vous exposeront dans ce premier numéro leurs objectifs. Leur but sera de favoriser l’intégration des nouveaux étudiants lux à L.

L.N.. Nous sommes bien conscients que vos goûts seront variés : certains opteront pour le sport, les 24h vélo, les différents championnats, …ceux-ci seront pour eux une occasion de défendre avec ardeur nos couleurs. D’autres choisiront les activités culturelles et y chercheront divertissement et épanouissement. Enfin, la guindaille et le folklore étudiant seront présents.
La Lux-Hure sera une revue de contacts. Nous avons prévu des rubriques relatives aux co-voiturages, aux syllabus d’occasion, aux petites annonces en général. Bref la solidarité entre étudiants lux sera donnée de base en cette nouvelle année académique.
La Lux-Hure sera votre journal, vous pourrez nous faire parvenir tous vos articles (boite aux lettres derrière le bar).
La Lux-Hure sera une revue humoristique. Elle veillera à vous détendre et vous familiariser avec les problèmes étudiants si particuliers.
La Lux-Hure veut être un journal que les anciens feuilletteront avec nostalgie. Certaines histoires risquent de leur rappeler le bon temps, de faire revivre dans leur mémoire certains souvenirs impérissables. Les mœurs, les habitudes, ont changé, mais, il y a toujours des constantes ; l’esprit libre de l’étudiant lux avec son attachement à sa région, son chant et son ode à la Hure. »

Beaucoup d’innovations virent le jour début des années 80. La création d’un sandwich-bar fut décidée pour découvrir un autre public que celui du soir ainsi que deux nouvelles expériences : une agence de retour qui permettrait aux étudiants non-propriétaires de voiture de rentrer en province avec des amis et la mise sur pied d’une troupe de théâtre. A l’époque, la lux axa ses activités dans trois sens. Tout d’abord un axe culturel avec du théâtre, de la musique et de la danse, ensuite, un axe plus sportif avec plusieurs équipes pour les 24h, reconduire le titre de champion de foot et enfin, un axe folklorique avec les inévitables guindailles, des concours de cartes, du ski de fond en province,…

L’année 81 marquait le retour de la calotte relancée par une poignée de comitards fédé.

C’est lors de la rentrée 83 que les luxembourgeois eurent l’occasion de boire une nouvelle bière dans leur local ; la Diekirch.

En cette année 1984, une démystification s’impose. Bien sûr, les guindailles ponctuelles sont toujours présentes, mais, la Lux se veut également ouverte à tous et sera heureuse d’accueillir tout le monde dans son bar rénové, journellement nettoyé, chauffé et dans lequel, entre 11 et 14h, il y a la possibilité de déguster un merveilleux sandwich avec soupe et café.

La Lux réaffirme sa présence sur les deux sites en organisant la rentrée académique. En effet, il entre dans les intentions de l’U.C.L., d’inviter, chaque année, pour la rentrée académique, une province en parrainage. C’est le Luxembourg qui ouvrira ce qui s’avérera devenir une tradition. Les produits luxembourgeois seront mis en valeur au cours de cette rentrée académique à la faculté de médecine à Louvain-en- Woluwé. Ce sera l’occasion de sortir pour la première fois le nouveau drapeau de la Lux de ré-instaurer l’Ordre des compagnons de la Hure dont les 1ers nouveaux membres furent Monseigneur Massaux, recteur de l’U.C.L. et Monsieur Planchard, Gouverneur de la province de Luxembourg.

Durant le moi de mai, Louvain-la-Neuve reçut un hôte de marque, Sa Sainteté Jean-Paul II.

Pour la dernière fois, en 1985 Monseigneur Massaux préside la cérémonie de la rentrée académique. C’est lors de cette cérémonie que les quatre corps formant la famille universitaire ont pris la parole sur un pied d’égalité. Les étudiants on donc eu droit à la parole pour la première fois depuis 1425.

Notre régionale fit don de sa hure à une œuvre caritative. On inaugura donc une nouvelle Hure pour cette nouvelle année académique 85.

En avril, Louvain-la-Neuve dit au revoir à son Recteur, Mgr Massaux.

« Un événement marqué par un faste et un décorum que Louvain-la-Neuve n’avait sans doute jamais connu, et qui s’est terminé au milieu d’une foule bruyante et joyeuse, lors du dévoilement, par son auteur, le peintre Mac Avoy lui-même, du portrait du Recteur Magnifique... Sur le coup de 15 heures, le plus long cortège académique de l’histoire de Louvain-la-Neuve se mit en branle devant les Halles universitaires, au son du cor de chasse entonnant « O when the Saints ». Précédées par un imposant coq en métal porté par quatre students, les régionales étudiantes ouvraient le cortège drapeaux en tête. Les plus nombreux : les Luxembourgeois (provinciaux et grands-ducaux). » (La Libre Belgique, Edition spéciale « Louvain-la-Neuve », avril 1986).

Les plus nombreux et les plus puissants comme en témoigne certaines personnes extérieures à la Lux. Dans cet ordre d’idée on peut évoquer le témoignage de cet ancien président Fédé : « Les Lux étaient assez spéciaux. Un peu renfermés, mais grands amis quand on avait percé leur écorce. Un peu rudes, obstinés, travailleurs, doués d’énormément de qualités, ils avaient comme chant ce qui est devenu la Marche de Chasseurs Ardennais : « O Luxembourg, O Terre Maternelle ». Là, on était assez formaliste : les règles, les statuts étaient les statuts, et, je me souviens qu’en qualité de président de la Fédération Wallonne, je dus un jour prendre la parole devant leur assemblée . Un des membres posa la question préalable : « le président de la Fédé Wallonne pourrait-il prendre la parole dans une assemblée de la Fédé Lux ? » Pendant ¾ d’heure, on discuta du pour et du contre. Finalement, on voulut bien admettre que la qualité de président Fédé se situait à part et au-dessus de celle du président de la Luxembourgeoise et qu’on devait me laisser parler. » ( Frédéric Gobbe)

Depuis la rentrée académique 85, la Lux s’est une invitée à un nombre assez impressionnant de dépucelage de calottes. Doit-on voir là un renouveau de l’attrait pour le symbole de la calotte ou de l’attrait pour notre régionale ? Il est vrai que depuis un an ou deux, la Lux n’est plus synonyme de beuverie; et qu’un dépucelage n’apparaît plus comme réservé aux grands buveurs. C’est peut-être plus une raison de la multiplication des dépucelages cette année. La calotte peut ainsi reprendre tous ses sens. Le premier étant l’appartenance à la famille des étudiants louvanistes. Un autre symbole est celui des étudiants aimant la franche guindaille ( au sens premier du terme, c’est-à-dire amusement oral, sketches, joutes lors de réunion) et pour lesquels les soirées ne sont que contorsions sous des spasmes rigolards dont les déclenchements sont provoqués par le doux effet d’une consommation modérée de bonne Diekirch.

Un regret cependant : le peu de candidates au port de la calotte. Il est pourtant notoire que la gente féminine fut de tout temps protectrices des traditions et porteuses de chapeaux parfois bien plus laids. Alors pourquoi ce manque ?
« Une Ardeur d’Avance », le slogan cher à la Province du Luxembourg convient aussi aux étudiants gaumais de Louvain-la-Neuve. Autour d’une idée toute simple, faire connaître la Gaume à l’U.C.L. et inversement, ils développent une série d’activités dont le point culminant, une course relais entre L.L.N et Virton. Petite sœur infidèle de la Lux, la Gaumaise ne constitue pas une initiative nouvelle. Déjà à Leuven en 1950, des étudiants de Virton, Florenville et des environs se réunissaient sous cette appellation. En veilleuse pendant des années, la « régionale » fut recréée en 1986 sous la forme d’un kot-à-projet. Aux objectifs traditionnels de promotion de la région d’origine s’est ajouté, dès le début, un projet d’ordre pédagogique et culturel.

« La Lux est le cercle le plus sale où l’on ne pense qu’à boire, prétend la rumeur. Ainsi l’image de marque de cette régionale baisse et les caisses se vident. » C’est avec ces mots que le président Ludovic Peters décrit le local. C’est pourquoi de grands travaux vont être réalisés. Un des maîtres d’œuvre nous relate ces transformations :

« Hiver 1987, dernière semaine de janvier.

Alors que la semaine de congé post-session bat son plein pour certains aux sports d'hiver et pour d'autres retournés en Luxie (la Saint-Vincent de Bourgogne n'étant pas encore devenu un incontournable à l'époque), quelques valeureux Lux s'acharnent à transformer le local pour lui donner un cachet digne de son aura.

Démontage de l'ancien bar (en bois), arrachage de panneaux, mur (de la réserve) percé, construction d'un nouveau bar en dur à l'endroit où il se situe aujourd'hui encore tel quel, rejointoyage, construction d'une estrade et de banquettes, autres aménagements intérieurs (électricité, décoration,...),...: une semaine durant, le noyau dur composé notamment d'Olaf (Berg), André (Francois), Benoit (Soetens), Ludo (Peters), sa future épouse Nathalie (Giraud) ainsi que Yves M. Francois (Popof) s'acharnent au boulot.

Horaires de travail: 12h - 20h, Ludo débraillant en fin d'après-midi afin de préparer la ripaille du soir, en restaurateur de choix qu'il sera par après! On passe à table à 20h pour des bombances gastronomico-ripaillesques jusqu'au bout de la nuit. Court dodo peu réparateur avant de remettre le couvert ensuite, et ainsi de suite une semaine durant, bacs d'Orval après bacs d'Orval - les pompes étant évidemment out.

Le résultat: un travail de pro... et fait pour durer, des kilos perdus la journée et repris la nuit, des neurones perdus la nuit et repris la journée. Sueur et bobos. A-fonds et ambiance... Et au bout d'une grosse semaine: un bar pimpant neuf, l'installation des pompes et le plaisir de la première chope tirée... Juste à temps pour la rentrée.

Un bar fait pour durer. Et, pour la petite histoire, sachez que les valeureux constructeurs-maçons-décorateurs-amateurs ont laissé, pour la postérité et les générations LUX à venir, un message virulent à ceux qui auront l'outrecuidance d'abattre cet ouvrage: un message glissé dans une vidange de bouteille (dont je tairai la teneur), cette dernière cellée dans un des moellons du bar dont je passerai sous silence la localisation exacte. Un message pour la postérité... Qu'il ne soit jamais lu, surtout. Jamais. (Yves-Marie ‘Popof’ François)

Le nouveau local fit l’objet d’une inauguration en grande pompe, le 23 février 1987, en présence de Monsieur Planchard et de nombreux anciens. Un nouveau bar, mais surtout une nouvelle image de marque pour la Lux.

La lux est toujours présente en force au carnaval des étudiants et en cette année 1988 ce sont les géants de Virton : Djean D’Mady et Djeanne qui représentent la province.

Lors de la rentrée de 1989, l’U.C.L. accorde dorénavant les locaux des cercles à titre gratuit. Et ce pour leur permettre d’y organiser d’autres manifestations (mission culturelle). Les chambres affectées aux cercles et régionales devront être occupées par leurs responsables. En théorie, les cercles et régionales doivent se constituer en A.S.B.L. avec un représentant universitaire en son sein. Il y a aussi l’instauration d’un nouveau règlement pour les soirées : les soirées doivent être finies à 1h et pour les espaces de bruits agréés, ils ont droit à une soirée par semaine jusque 3h.

En dehors de ces changements, 1989 est une année de dur labeur pour le comité de la Lux présidé par Gérard Maîtrejean. En effet en plus des activités traditionnelles, la Lux mis sur pied un 110ème anniversaire sur la place de l’Université avec la première Revue satirique ainsi qu’une quinzaine culturelle au mois d’avril. On va voir aussi la naissance d’une idée originale destinée à combler les globes trotter’s de la pinte, les amoureux fous du voyage aller-retour : le GO-PILS. « Go-Pils, déjà un goût de voyage ».

A l’époque, une action du G.C.L., de la Fédé, de l’A.G.L. et des habitants est menée pour que les étudiants sortent dès 21h et comme ça, ils pourront clôturer plutôt leur soirée et surtout faire moins de bruit.

La province du Luxembourg organisa en 1991 une exposition pour rendre hommage à sa majesté le Roi Baudouin. La Lux participera activement à l’organisation de cet événement en organisant une exposition sur les forêts luxembourgeoises. Pour que toutes les recherches sur ce sujet ne soient pas perdues, le comité décida avec l’aide de la province de créer une brochure reprennent tous les résultats des nombreuses enquêtes. Cette exposition permettra également de remettre une calotte Lux au Roi.

Malheureusement, tout n’est pas toujours rose dans le petit monde louvaniste, Samuel Kuborn en fit d’ailleurs la triste expérience. C’est suite aux événements survenus dans la rue des Wallons lors de la soirée Lux du jeudi 11 mars 1993, que le local fut fermé durant sept semaines. Pour rappeler les faits, c’est vers 8 heures du matin que quatre étudiants n’appartenant pas à la Lux ont quelque peu bousculé une demoiselle passant par là. Celle-ci. choquée par leur conduite, porta plainte auprès des autorités judiciaires et académiques. D’un point judiciaire, la Lux ne fera l’objet d’aucune poursuite, sa responsabilité n’étant pas mise en cause. Par contre, au niveau académique, il en alla tout autrement. Effectivement, le Conseil Rectoral estima les faits assez graves que pour ordonner la fermeture temporaire de la surface bar entre le 29 mars et le 16 mai 1993. C’est pourquoi, il n’y eut plus que deux activités de la Lux cette année-là: la Nuit des Oscars qui se déroula le 26 avril à la Casa et les Elections qui eurent lieu au Maphys le 29 avril.

Pendant que ces tristes événements minaient le moral des Lux de Louvain-la-Neuve, une Lux nouvelle vit officiellement le jour à Bruxelles. Durant le mois d’avril, on procéda à l’inauguration de l’association en leur local «la Maison du Luxembourg ». Pour cette occasion, une délégation de la Lux de Louvain-la-Neuve vint soutenir cette heureuse initiative.

Le 115ème anniversaire, sous la présidence de Philippe Monhonval, donna lieu à de nombreuses festivités dont seuls les Lux connaissent le secret: chapiteau sur la Place de l’Université, revue, soirée maitrank artisanal, dégustation de produits régionaux. exposition, excursion en province, etc. A cette occasion, une médaille commémorative du 115ème fut créée et portée fièrement sur la calotte par les membres.

A l’occasion du 50ème anniversaire de l’Ordre des compagnons de la Hure, La Lux organisa une journée récréative avec sanglier à Chiny. Journée qui depuis lors se répète chaque année à la fin du mois de juin.

Le local se dota en septembre 1997 de deux nouvelles pompes ainsi que d’un nouveau frigo suite aux négociations menées avec la brasserie Diekirch.

A l’instar des étudiants de Louvain-la-Neuve, les autorités académiques et communales perdirent leur sens de l’humour et de la fête. L’application de la charte AUNE (charte datant du début des années 90 qui réglemente les soirées estudiantines sur le site) qui fut, jadis, assez large devint beaucoup plus stricte à partir de cette année-la. La police communale vint fermer les cercles, les amendes tombèrent et les étudiants râlèrent. Certains étudiants n’étant pas très coopératifs à cause de l’ambiance éthylique, on pouvait assister à certaines situations plutôt cocasses :

« Soirée ou 24 H à LLN, un policier finit par s'énerver devant un Pierre Flamant assez expressif:
Le policier: "nom, prénom?!"
Pierre Flamant: "Wallon, Guindaille!"

La réglementation était la suivante fermeture des surfaces bar à 1h du matin (alors qu’auparavant il ne s’agissait que de diminuer le bruit) ou à 3h suivant qu’il s’agisse de leur soirée hebdomadaire avec une sono (alors qu’avant seule la musique devait être éteinte à 3h). En guise de réponse, les étudiants (cercles et régionales confondus ainsi que des étudiants sympathisants non-membres d’associations) manifestèrent leur mécontentement en organisant un cortège nocturne et tonitruant (chaque étudiant devant amener des ustensiles pour faire le plus de bruit possible !) qui traversa toute la ville sous le regard « amusé? » des habitants. Après de nombreuses réunions, les autorités tant académiques que communales donnèrent du mou sans pour autant lâcher prise. La guindaille ne sera désormais jamais plus comme avant!

Des événements tragiques vinrent ponctuer la vie guindaillesque de Louvain-la-Neuve. Le décès inopiné d’un étudiant lors des 24 heures vélo 97 interrompit ces dernières à 8h du matin et jeta un froid parmi les étudiants et la guindaille. Lors des bleusailles de l’année suivante, un autre étudiant décéda, lui aussi, suite à une chute. Ces événements entraînèrent l’annulation des 24 heures vélo et du bal des bleus de 1998.

Un nouveau moyen de communication et d’information voit le jour au 2è quadri de l'année 98-99. En effet une première ébauche d’un site Internet consacré à la lux voit le jour grâce à Emmanuel Brasseur. Dès le moi de septembre, un poste de webmaster va être créé et le site sera vite opérationnel grâce au travail professionnel de Benoît Van Malder.

Le 120ème anniversaire sous la présidence de Alexandre Mignon se déroulera après beaucoup de négociation sous un chapiteau place de l’université. Comme de coutume, la semaine débuta par le souper des Anciens rehaussé cette année là par la présence de Monsieur Planchard. Celle-ci était constituée de la revue, l’exposition consacrée à des artistes de la province, le marché des produits régionaux, le tournoi inter-lux, et pour finir la semaine en beauté, l’excursion en province. En souvenir de cette semaine mémorable, des médailles furent créées comme 5 ans auparavant.

Cette semaine haute en couleur laissa d’énormes souvenirs à tous ceux qui en ont vécu la moindre minute. Tel Nicolas ‘Mingha’ Grommersh :

« En passant à la LUX nous avons animé le théâtre de notre propre vie. Ouvrons le rideau sur la semaine LUX et sur son troupeau s'activant aux préparatifs de la fête et de l'unique revue.
Meer Licht, sur un lendemain de revue : le sang bouillonnant de maitrank à un exercie de plaidoierie de travaux pratique de droit public, je désarçonne mes deux adversaires, LUX légalement, en plaçant entre deux phrases une réplique sortie toute droite du catalogue des farces de la revue. Prenez votre pied sans le prendre au sérieux. »

Même à l’approche du 21ème siècle, le folklore et les traditions demeurent un grand pan de la Lux. Pour preuve la création d’une cérémonie d’enterrement de la Hure. Son créateur revient sur la naissance de cette idée :

« Au cours de l'année académique 1999-2000, Rolix (Ludovic Rolin), à l'époque vice-président, m'avait pris par les sentiments en me décrivant le triste sort réservé aux anciennes hures, déformées par la fatigue des longues heures passées en coronae, sourdes des odes hurlées dans leurs oreilles, usées par les défilés et les rentrées académiques, lasses des caresses et tentatives d'arrachage de défense carolorégiennes ...Ces hures après avoir tant servi étaient vouées à finir leur vie dans un débarras entre trois vieux bancs de brasseur, un morceau de décor de revue et une rame de vieux gobelets Diekirch.
Il fallait trouver un endroit qui leur rendrait les honneurs, dans la nature autant que possible, à proximité de l'amicale et suffisamment secret pour éviter toute profanation et blâme académique...
Quelques mois (et plaidoiries de Rolix plus tard) lors d'une randonnée en VTT dans les forêts alentours je suis guidé par le chemin du chevreuil et la voie du Cerf jusqu'à... l'Allée au sanglier… la suite des événements était toute tracée.
Armé d'une pelle à neige, d'une demi pioche et de quelques Orval Gal (Fabien Ledecq) et moi étions partis en mission de repérage à la tombée du jour. Puis, discrètement, un peu à l'écart du chemin, sous les arbres nous avions creusé un trou à la taille de notre emblème sans un bruit pour éviter d'éveiller les soupçons des habitants du quartier.
Le lendemain, en grande cérémonie mais toujours dans un calme marécageux nous étions venus à une 20ème enterrer notre bonne veille hure accompagnée dans sa tombe de l'Avenir du Luxembourg du jour, de quelques bouteilles de maitrank, d'Orval, et de toute une série d'objets aux valeurs sentimentales régionales inestimables.
Depuis lors un pèlerinage a lieu avant chaque bibitive de fin de quadrimestre, on y a même déjà organisé une remise de médaille de compagnon et d'autres hures sont venues trouver le repos au côté de leurs ancêtres. » (Charles ‘Charlypils’ Nouwen, grand-maître 99-00)

Un autre honneur sera également fait à la Hure pour la semaine culturelle 2000-2001. En effet, après de longues tractations avec la brasserie Diekirch, la Lux a enfin reçu sa nouvelle enseigne pour sa façade. Enseigne démesurée sur laquelle trône fièrement la plus grande hure jamais vue à l’UCL. Une nouvelle fois la Lux se montrait la plus puissante.

Début d’année 2002 : Création du poste d’ASE «Aide et Soutien aux Etudiant(e)s ». Ce poste a été créé afin d’apporter une aide aux jeunes étudiants qui arrive dans le monde universitaire. Il s’agit de les aider dans tous les problèmes, renseignements et informations relatifs aux cours, aux différents services d’aide aux étudiants, et tout autre besoin d’ordre administratif.

La semaine culturelle 2003 sera l’occasion d’inaugurer dans notre local, une nouvelle fresque représentant la « Tendre Violette » de Jean-Claude Servais pour remplacer l’ancienne qui disparut subitement un soir de nettoyage de printemps.

La nouvelle académique 2003-2004 commence par l’inauguration du local après d’importants travaux de rénovation, attendus depuis longtemps. En effet le local a été recarrelé, on a supprimé la scène, une fenêtre à été supprimée et remplacée par une porte de secours. La sécurité des espaces d’animation étant devenue une préoccupation importante de l’U.C.L.

Cette année, les locataires du commu ont eu l’occasion de s’installer dans un nouveau communautaire rénové et surtout, agrandi. Le local lui s’est dotée de 5 nouvelles pompes et ainsi que de toute l’installation qui va avec celles-ci.

UN EMBLEME SIGNIFIANT.

Chaque Luxembourgeois bon teint connaît et apprécie l’emblème de sa province et le slogan qui l’accompagne en le sublimant.

Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que le symbolisme du sanglier procède de la mémoire collective. A l’encontre d’autres créations dont la valeur symbolique est quasi nulle, celle du sanglier est lourde de réalités ancestrales concrètes thésorisées aux tréfonds de l’identité luxembourgeoise. Dans un autre registre, les armes provinciales au lion de gueules burelé d’argent et d’azur conservent un pouvoir évocateur extraordinairement vivant.

Selon J. Chevalier et A. Gheerbran “le symbolisme du sanglier est d’origine extrêmement ancienne. Le mythe est issu de la tradition hyperboréenne. Le sanglier y figure l’autorité spirituelle. Ce qùi peut être en rapport avec la retraite solitaire en forêt du druide ou avec la propriété du sanglier de déterrer la truffe, mystérieux produit de la foudre, fruit de l’éclair, selon d’anciennes légendes, et de se nourrir des fruits du chêne, arbre sacré des Celtes.”

Le sanglier possède donc un caractère hyperboréen, c’est-à-dire, primordial chez les Celtes mosellans ou Trévires, nos lointains prédécesseurs.

A l’époque de la Tène (à partir du Sème siècle avant notre ère) représentée chez nous par la civilisation des Trévires, nous retrouvons la coutume d’ensevelir un sanglier entier avec le mort. L’immolation de cet animal apparaît donc chez les Celtes dans le rituel des cérémonies funéraires bien avant que nous rencontrions ses représentations sur les enseignes militaires gauloises, en particulier sur celles de l’Arc de Triomphe d’Orange, et sur des monnaies de l’Indépendance. Bien avant aussi les petits bronzes figurés servant d’amulettes.
Le sanglier est comme le druide, en rapport étroit
avec la forêt, celle-ci étant par ailleurs considérée comme un véritable sanctuaire à l’état nature par nos lointains ancêtres.

Mieux encore, le sanglier constituait la nourriture sacrificielle du grand festin de l’An Neuf celtique (le premier novembre au solstice d’hiver).

Dans plusieurs récits mythiques, il est question du sanglier magique qui, dans les festins de l’autre Monde (monde des dieux), est toujours cuit à point et ne diminue jamais.
Rien d’étonnant à ce que les Luxembourgeois se découvrent, se retrouvent et se reconnaissent dans l’emblème du sanglier digitalisé associé au slogan” Une ardeur d’avance”.

Ils s’y tiennent énormément leur identité s’y trouve signifiée. Dans la mémoire collective, c’est le subconscient qui s’éveille pour adhérer, pour s’assimiler au passé celtique: la forêt, le chêne, la truffe, le gui, le druide, le sanglier.

Tous ces symboles reviennent en surface, instinctivement, mais terriblement évocateurs. Une fois de plus, nous constatons que des symboles fondamentaux... persistent dans le cœur et l’imaginaire humains, dans la mentalité collective luxembourgeoise. Car le propre du symbole vivant est de rester indéfiniment suggestif.

Il incite l’inconscient à la participation. Surgi de la mémoire collective, il remplit une fonction profondément favorable à la vie personnelle et sociale. Unificateur, il procure un sentiment sinon toujours d’identification, du moins de participation. Le symbole vivant véhicule une fonction de résonance et celle-ci est d’autant plus active qu’il s’accorde mieux à la psychologie collective. Tel est le poids, telle est la puissance de cet emblème remarquablement signifiant!… (Extrait de LA HURE, premier trimestre 94.)


LISTE DES PRESIDENTS DE LA LUX

2005-2006 Sébastien Lambotte
2006-2007 Nicolas Pignon
2007-2008 Christophe Collin
2008-2009 Anne-Sophie Rémy
2009-2010 Christophe Waty
2010-2011 Pierre Lesage
2011-2012 Geoffrey Fery
2012-2013 Alexandre Poncin
2013-2014 Floriane Maitrejean
2014-2015 Alexandre Loevenbruck

LISTE DES PRESIDENTES DE LA LUX FEMININE

LISTE DES COMPAGNONS DE LA HURE

Année non-précisée

Baudouin Chantraine
Pierre Michel
Michel Lemaire
Nestor Taibot
René Disiaire
Jean-Paul Martin
Paul Champenois
Claude Guillaume
Philippe Pékus
Marc Antoine
René Leemans
Jacques Zimmer
Etienne Hector
Philippe Jehas
Yvon Burnet
José Lepage
Michel Valet
Robert Brieart
Jean Bricart

Année précisée

1947 Comte Hubert Pierlot
1952-53 Jacques Planchard
1957-1958: Victor Morandini
1959-60 Marie-Claire Urbing
Georges Duchêne
1961-62 Pierre Dupont
Yves Lemaire
1965-66 Marie-Françoise Guil laume
1981-82 François Mottet
Alexandre Duharnel
1983-84 Jean-Charles Mottet
Monseigneur E. Massaux
1985-86 Dominique Berns
Robert
1986-87 Ludovic Peters
1987-88 Carl Peters
1988-89 Manu Peters Benoît Otjacques
1989-90 Gérard Maîtrejean
Phulippe Schiltz
Nathalie Giraud
Bernard Desmedt
Philippe Bustin
Charles-Ferdinand Nothomb
1990-91 Laurent Philippin
1991-92 Jean-François Thiry
Anne Guebels
Florence Delvaux
Olivier Bodart
1992-93 Samuel Kuborn
Bénédicte Culot
Cécile Maldague
1993-94 Jean-François Destrée
Ed -Emmanuel Foncin
Hervé Philippin
Frédérie Mertz
1994-95 Philippe Monhonval
Grégory Fourez
Frédéric Warzée
1995-96 Damien Jacot
Patrick Reuter
Frédéric Van den Dooren
1996-97 Patrick Davreux
Christophe Lejeune
1997-98 Raphaël Orban
Grégory Bodart
Bruno Gillardin
Laurence Rigaux
Sandra Grégoire
1998-99 Sébastien Thilmany
Pierre Flamant
99-2000 Charles Nouwen
Alexandre Mignon
Ludovic Rolin
François Quoirin
Fabien Ledecq
Arnaud Gillin
2000-01 Cédric Georges
Benjamin Dethier
Anne-Catherine Mignon
2001-02 Arnaud Fabry
Nicolas Grommersh
Geoffrey Zoller
2002-03 Mathieu Robert
Pierre-Yves Dermagne
Sébastien François
Bertrand Fabry
2003-04 Julien Maréchal
Benoît Van Malder
Frédéric Alexis
2009-10 Christophe Waty
Paul Majérus
2010-11 Pierre Lesage
Bruno Robert
2011-12 Geoffrey Fery
David Kuborne
2012-13 Alexandre Poncin
Quentin Biren
Noé Phan
2013-14 Floriane Maitrejean
Guillaume Kleinkenberg



LES CAMARADES MORTS POUR LA PATRIE

1914-1918

Danloy Lucien
Debra René
Doncet Charles
Feltesse Franz
Goeury Jules
Heintz Albert
Olivier Carlos
Pugh William
Raty Georges


1940-1945

Bestgen Pierre
Braffort Louis
Brion Romain
Burbin Albert
Collignon Jules
Dachy Hennan
Delogne Yves
D’Outrelepont Hube:
Duchêne Antoine
Froidecourt Georges
Goffmet André
Greindi René
Laroche Albert
Laurent Albert
Mellen Aiphonse
Quinot Georges
Renquin Joseph
Simonet Edouard